Je sors de la rencontre annuelle du Réseau Européen de la Microfinance à Londres.
Organisation sans faille et sympathique.
Un premier point m'a marqué: On parle désormais couramment de "Finance inclusive": Cela me convient bien, car notre Chaire a décidé d'adopter ce concept.
Une des conséquences, c'est que l'épargne inclusive vient à l'ordre du jour des préoccupations des IMFs, qui en soulignent l'intérêt économique et social, mais...
beaucoup vont se heurter à un problème sérieux concernant leur capacité propre et règlementaire à collecter des ressources de particuliers.
On nous a expliqué que "poor people can and do save". Cela m'a rappelé une ancienne étude de la Cofremca montrant que la propension à épargner était deux fois plus développée chez les personnes de niveau de vie modeste au regard de leurs revenus.
Au Burkina Faso, une épargne préalable de 10% du prêt est exigée d'un emprunteur et sert de garantie au prêt: appréciation de la propension à tenir un engagement et maitriser son budget, effet ultérieur sur le "moral hazard". On pense aussi aux dispositifs d'épargne-crédit logement en France.
Donc: Une très bonne approche d'une Finance tournée vers l'inclusion des personnes pauvres, mais qui ne pourra guère prendre son plein essor sans les banques.
samedi 26 juin 2010
jeudi 10 juin 2010
L'AIDE FATALE
Je viens de terminer le livre de Dambisa Moyo, publié chez JC Lattès en français.
Le sous-titre est suffisamment évocateur: "Les ravages d'une aide inutile et de nouvelles solutions pour l'Afrique".
Certes, le chapitre consacré à la Microfinance est relativement cursif, mais bien argumenté; il y est même esquissé une réponse aux principales critiques faites au microcrédit.
A lire!
Le sous-titre est suffisamment évocateur: "Les ravages d'une aide inutile et de nouvelles solutions pour l'Afrique".
Certes, le chapitre consacré à la Microfinance est relativement cursif, mais bien argumenté; il y est même esquissé une réponse aux principales critiques faites au microcrédit.
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mercredi 19 mai 2010
LA RECHERCHE-ACTION
Je suis de retour après un long voyage.
Ce fut l'occasion de prendre un peu de recul et de m'interroger sur le rôle de la recherche-action en microfinance:
Deux conclusions convergentes:
-Dans cette période de crise profonde, les enseignants-chercheurs ont vocation à éclairer le paysage, aider les décideurs et les jeunes générations à comprendre les phénomènes et positionner leur réflexion sur le long terme.Surtout lorsqu'ils coopèrent avec des praticiens pour proposer des travaux utilisables.
-La microfinance offre des perspectives nouvelles à l'organisation de la société, en ce qu'elle associe entrepreneuriat et pauvreté, développement de la personne et réussite socio-économique.
Il y a de quoi être enthousiaste!
Qu'en pensez-vous?
Ce fut l'occasion de prendre un peu de recul et de m'interroger sur le rôle de la recherche-action en microfinance:
Deux conclusions convergentes:
-Dans cette période de crise profonde, les enseignants-chercheurs ont vocation à éclairer le paysage, aider les décideurs et les jeunes générations à comprendre les phénomènes et positionner leur réflexion sur le long terme.Surtout lorsqu'ils coopèrent avec des praticiens pour proposer des travaux utilisables.
-La microfinance offre des perspectives nouvelles à l'organisation de la société, en ce qu'elle associe entrepreneuriat et pauvreté, développement de la personne et réussite socio-économique.
Il y a de quoi être enthousiaste!
Qu'en pensez-vous?
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vendredi 19 mars 2010
CGAP AND SAVINGS - LE CGAP ET L'EPARGNE
CGAP writes how committed they are about development of "domestic, deposit-driven financial markets".
Of course they are right, for IMFs' sustainibility, and poor people inclusion.
One of the more important Burkina Faso IMFs is doing so.
BUT:You have to look at the regulation rules implemented in the context: If no, you can see an IMF collecting money from poor people just to lend it to the private owner of the institution, as I saw in Cameroun.
And a good balance is not so easy to find: In Romania, most IMFs have to focus their market on small sized enterprises rather than on poor people' ones, because of the regulation constraints.
Of course they are right, for IMFs' sustainibility, and poor people inclusion.
One of the more important Burkina Faso IMFs is doing so.
BUT:You have to look at the regulation rules implemented in the context: If no, you can see an IMF collecting money from poor people just to lend it to the private owner of the institution, as I saw in Cameroun.
And a good balance is not so easy to find: In Romania, most IMFs have to focus their market on small sized enterprises rather than on poor people' ones, because of the regulation constraints.
SO, let's have a very accurate study of this very important question, as we try to do in our Chair.
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lundi 15 mars 2010
ESPOIR EN FRANCE ? - HOPE IN FRANCE ?
http://www.lesechos.fr/journal20100315/lec2_finance/020414560639.htm?xtor=EPR-1007-[AlerteTousLesTitres]-20100315
Les Echos de ce jour: Un volet microcrédit ajouté au projet de loi sur le crédit à la consommation:
Certes certains chiffres avancés semblent sujets à caution, et les mesures envisagées encore incertaines.
Mais j'en retiens surtout que l'Etat Français a conscience des enjeux et perspectives d'un nouveau développement du microcrédit dans le cadre de la crise sociale et du rôle que peuvent y jouer les banques aux côtés des associations spécialisées.
Espérons!
Les Echos de ce jour: Un volet microcrédit ajouté au projet de loi sur le crédit à la consommation:
Certes certains chiffres avancés semblent sujets à caution, et les mesures envisagées encore incertaines.
Mais j'en retiens surtout que l'Etat Français a conscience des enjeux et perspectives d'un nouveau développement du microcrédit dans le cadre de la crise sociale et du rôle que peuvent y jouer les banques aux côtés des associations spécialisées.
Espérons!
lundi 8 mars 2010
mardi 2 mars 2010
POURQUOI LES BANQUES FRANCAISES DEVRAIENT SE METTRE A LA MICROFINANCE - WHY FRENCH BANKS SHOULD BE MORE ENGAGED IN MICROFINANCE
Article que nous venons de faire paraitre dans Les Echos du 24 février:
Trois raisons économiques et stratégiques peuvent venir à l'appui d'une implication accrue des banques dans la microfinance en France: Les perspectives commerciales, au moins défensives, d'une offre de services aux personnes précarisées, l'anticipation d'une éventuelle règlementation contraignante,le renouveau dans le métier apporté par ces relations avec le "bottom of the pyramid".
Un signal positif vient d'être donné par l'accord signé entre la Fédération des Banques Françaises et le Réseau France-Active.
http://www.lesechos.fr/info/analyses/020381852227-pourquoi-les-banques-francaises-devraient-se-mettre-a-la-microfinance.htm
An article we published in french paper Les Echos on the 24th of february:
Three economic and strategic reasons for banks commitment in microfinance can be advanced: Opportunity to developp business with disavantaged persons, anticipation of future regulations, reniewing the banking job by adressing the "bottom of the pyramid".
Recent agreement between French Banks Organisation and Microfinance Network "France-Active" give a positive signal.
Trois raisons économiques et stratégiques peuvent venir à l'appui d'une implication accrue des banques dans la microfinance en France: Les perspectives commerciales, au moins défensives, d'une offre de services aux personnes précarisées, l'anticipation d'une éventuelle règlementation contraignante,le renouveau dans le métier apporté par ces relations avec le "bottom of the pyramid".
Un signal positif vient d'être donné par l'accord signé entre la Fédération des Banques Françaises et le Réseau France-Active.
http://www.lesechos.fr/info/analyses/020381852227-pourquoi-les-banques-francaises-devraient-se-mettre-a-la-microfinance.htm
An article we published in french paper Les Echos on the 24th of february:
Three economic and strategic reasons for banks commitment in microfinance can be advanced: Opportunity to developp business with disavantaged persons, anticipation of future regulations, reniewing the banking job by adressing the "bottom of the pyramid".
Recent agreement between French Banks Organisation and Microfinance Network "France-Active" give a positive signal.
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jeudi 18 février 2010
FONDS PROPRES:DISCUSSION - ARGUING ABOUT EQUITIES
JFM** : que diriez-vous d’un genre d’association avec un groupe de personnes apportant un peu d’argent ?
MT* : je ne connais pas ce système. La banque va me faire un prêt et j’ai mes petites économies : Ca devrait aller. De toutes façons, même avec une simple clé à molette, je me lance ! Je veux travailler et nourrir ma famille. Mais j’aimerais bien quelqu’un pour m’aider sur toute la paperasse.
Et puis, je veux rembourser, pas un système de subvention.
Plus tard :
MT : C’est un peu bizarre cette idée, et je ne devrais pas en avoir besoin.
JFM : OK, vous n’êtes pas intéressé. Il sera toujours temps d’en reparler si vous voulez faire un investissement un jour.
MT :Eh bien, je comprends qu’il y ait partage des bénéfices. Mais si il y a des pertes, c’est à moi de les supporter. C’est vrai aussi qu’une bonne trésorerie, ça aide, pour approvisionner un chantier par exemple. Mais comment ça marche ce système ? il faut bien discuter ?: quel est l’ intérêt pour les intervenants, la durée, etc. Ce que j’aimerais le plus, ce serait que ces gens parlent de moi autour d’eux pour que je trouve des marchés.
JFM : Je pense qu’il y a des formules simples pour tout cadrer (prêts participatifs, par ex. ). L’état d’esprit des intervenants, c’est de consolider une création, dans la vérité économique par l’association aux résultats. Trop de petites entreprises disparaissent par manque d’un matelas de sécurité. Il faudra bien sûr qu’ils récupèrent leur argent un jour.
MT : Bon, ç’est vrai que ça peut quand même être intéressant, il faut voir.
Conclusion provisoire : JFM va mettre MT. en contact avec l’un des intervenants potentiels pour approfondir le sujet.
A suivre…
* :MT est ouvrier plombier chauffagiste, d’origine maghrébine, en France depuis 5 ans.
Il habite avec sa famille ( 3 enfants ) le quartier défavorisé de Malakoff à Nantes.
Il est demandeur d’emploi et a beaucoup travaillé en interim.
Il vient de se mettre à son compte, avec 2K euros d’économies.
** :JFM : C’est votre serviteur…Un petit groupe d’amis se dit prêt à étudier un premier investissement de l’ordre de 2/3 K euros.
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mercredi 27 janvier 2010
MICROCREDIT, MIRACLE OU DESASTRE?
Je relis l’article de Esther Duflo dans Le Monde du 12 janvier : J’admire son engagement et sa rigueur scientifique dans les études d’impact de la microfinance, mais il me semble que l'on peut aborder la question un peu différemment:
Je distingue deux angles d'examen: L’utilité des créations d’activité d’une part, et la pertinence de leur financement d’autre part. La finance est un moyen, pas une fin (n'est-ce pas messieurs les traders?). C'est la micro-entreprise qui concourt à la lutte contre les pauvretés. Certes, elle ne peut y suffire, mais il suffit de regarder autour de soi pour s'en convaincre! Or, elle a besoin de financements pour naitre et prospérer.
La question sur le microcrédit devient alors de savoir si, et comment, il concourt efficacement ou non à la création et au développement de micro-activités ; ses impacts sur la réussite des personnes sont indirects, et dépendants de nombreux autres facteurs.
Ces considérations ne remettent nullement en cause la nécessité d'évaluations d'impact bien conduites comme le fait Esther Duflo, mais amènent à se poser d'aures bonnes questions sur le microcrédit:
L’accès au crédit est-il une condition sine qua non à la création d’activité ?
Y a-t-il suffisamment – ou trop – de fonds disponibles, une offre adaptée ?
Y a-t-il suffisamment – ou trop – de fonds disponibles, une offre adaptée ?
L’affectation des fonds est-elle optimisée (screening) ?
etc.
En résumé: Plutôt croire à la micro-entreprise, et étudier la microfinance.
En résumé: Plutôt croire à la micro-entreprise, et étudier la microfinance.
MICROCREDIT: MIRACLE OR DISASTER?
I just read the Ms Esther Duflo’s article posted in “ Le Monde” January 12. I admire her commitment and scientific rigor in impact studies of microfinance but I suggest we should approach the question a bit differently.
There are two angles: the value of activity creations on one hand, and the adequacy of their funding on the other. Finance is a mean, not end (don’t you gentlemen traders?). Micro-entreprise development is what can contribute to the fight against poverty. It won’t be sufficient of course, but just have a look around and you will be convinced! The point is that she needs finance to be born and prosperous.
So, the question about microcredit becomes whether and how it contributes to micro-activities creation and development; its impacts on the success of people are indirect and dependent on many factors.
These considerations don’t question the need for impact assessments as conducted by Esther Duflo but lead to ask other questions about microcredit:
- Is access to microcredit a sine qua non prerequisite for business creations?
- Are there enough – or too much – available funds, suitable offers?
- Is the allocation of funds well optimized (screening?)
etc…
In summary: rather believe in entrepreneurship, and examine the microfinance role.
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lundi 4 janvier 2010
mercredi 16 décembre 2009
5 ETUDIANTS FRANCAIS A LA GRAMEEN BANK
Eté 2009: Adèle, Mathilde, Céline, Johan et Mathieu font leur stage à la Grameen au Bangladesh. Ils sont membres de l'association d'étudiants "Axé-Sud" à Audencia-Nantes, Ecole de Management.Ils me font part de leurs impressions et conclusions à leur retour:
-superbe hospitalité et organisation réservées par la Banque à ses nombreux stagiaires
-Les clientes emprunteuses sont heureuses et fières d'avoir pu concrétiser leurs projets grâce à leur groupe et à la Grameen
-Certaines ont des idées de nouvelles initiatives pour l'avenir
-Un bon nombre - mais pas toutes - font état d'une amélioration de leurs conditions de vie
-Le développement de la banque se réalise sur des bases territoriales, par village:Ceci réduit les coûts et les risques. Toutefois, ce n'est pas suffisant pour gommer les effets d'une vive concurrence: le sur-endettement est une vraie menace, et la sinistralité tend à s'alourdir.
-La visite à une filiale en co-entreprise avec une grande société occidentale en agro-alimentaire leur a inspiré de nombreuses questions et son modèle économique ne leur a pas semblé encore probant.
Globalement, leur enthousiasme pour la microfinance est sorti encore renforcé de cette expérience. Deux d'entre eux envisagent d'y effectuer leur début de carrière.Ils apprécient leur partenariat avec notre Chaire en Microfinance et ont des idées supplémentaires sur le rôle de l'Ecole dans ce domaine..
Il est clair que les étudiants - ou du moins certains d'entre eux - sont des vecteurs positifs d'évolution de leurs Ecoles, à Nantes comme ailleurs dans le monde, et que celles-ci apprécient leur implication.
C'est bon signe!
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lundi 30 novembre 2009
OBJET SOCIAL ?
La loi définit un établissement de crédit par les activités, les opérations, qu’il effectue, et la réglementation qui lui est applicable : C’est clair et cohérent avec les besoins de contrôle.
Mais c’est également un peu sec et administratif !
Quid des personnes, physiques ou morales, en faveur desquelles sont développées ces opérations ?
Heureusement, certaines banques ont complété l’objet social de leurs statuts sur ce point : Une grande banque commerciale française rédige ainsi :
« …effectuer (ces opérations ) avec toutes personnes…. »
La question qui se pose alors est de savoir comment interpréter ce texte : Est-ce seulement une latitude, une autorisation que l’on se donne à aller vers tous les types de personnes que l'on aura sélectionnés ?
ou une mission, une obligation à se tourner vers tous, quelques soient leur quartier,leur origine, leur handicap, etc. ?
L’opinion publique va dans ce dernier sens, je crois, ainsi que les pouvoirs publics (Ex : Le droit au compte). Je ne sais si une jurisprudence éclaire le débat.
Mais ce qui est clair à mes yeux, c'est que la véritable RSE* s'exerce au sein même de l'objet social.
A mon avis, si une banque a fait le choix d’être généraliste, elle se grandira – et profitera sans doute – d’une vision large de sa raison d'être,
ce qui ouvre sur les perspectives offertes par la microfinance.
Remarque: A l'inverse, des Institutions de Microfinance, à l'abri de ce cadre règlementaire, peuvent se développer auprès des populations de cadres, fonctionnaires, PME, concurremment avec leur vocation première...C'est un autre débat.
*RSE: Responsabilité Sociale des Entreprises.
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mercredi 25 novembre 2009
INTERVIEWS DES BANQUES FRANCAISES
Une enquête qualitative très intéressante réalisée par Epargne Sans Frontières fin 2008 par interviews des principaux réseaux bancaires français,avec le concours de l'AFD.
J'y trouve une bonne nouvelle: l'implication des banques françaises dans le financement de la microfinance internationale est grandissante,et devrait le rester malgré - ou à cause de - la crise,
ainsi qu'une une réalité encore modeste: 300 millions de dollars engagés sur un total de financements internationaux évalué à 5 milliards.
La diversité des stratégies et des outils est frappante: Elle me donne à penser - au delà du pragmatisme salutaire ainsi exprimé - que manquent les apports intellectuels propres à la recherche-action?
http://www.afd.fr/jahia/webdav/site/afd/users/admirecherche/public/Notes%26Doc/BAT%20-%20N50_microfinance.pdf
Le lien ci-dessus y donne accès.
PS: C'est une grande fierté de voir cités nos travaux.
J'y trouve une bonne nouvelle: l'implication des banques françaises dans le financement de la microfinance internationale est grandissante,et devrait le rester malgré - ou à cause de - la crise,
ainsi qu'une une réalité encore modeste: 300 millions de dollars engagés sur un total de financements internationaux évalué à 5 milliards.
La diversité des stratégies et des outils est frappante: Elle me donne à penser - au delà du pragmatisme salutaire ainsi exprimé - que manquent les apports intellectuels propres à la recherche-action?
http://www.afd.fr/jahia/webdav/site/afd/users/admirecherche/public/Notes%26Doc/BAT%20-%20N50_microfinance.pdf
Le lien ci-dessus y donne accès.
PS: C'est une grande fierté de voir cités nos travaux.
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jeudi 19 novembre 2009
AFFLUENCE RECORD !

Salon des entrepreneurs à Nantes: Conférence sur le statut de l'autoentrepreneur.
Salle de 800 places archi-comble.
Lorsque Jean-François Gendron,président de la CCI,demande aux personnes qui envisagent de créer leur activité de lever la main, c'est une forêt humaine!
J'ai pris quelques notes:
-Il y a un an: nombre d'entreprises "en stock": Grande Bretagne:4 millions, France: 2,7 millions. Nous sommes en voie de rattraper le retard d'ici 5 à 10 ans grace au statut de l'autoentrepreneur.
-50% des autoentrepreneurs veulent aller plus loin:C'est d'ailleurs l'un des grands thèmes de la conférence:"le statut, c'est le petit bain de la piscine: on y apprend à nager avant de se lancer dans le grand bain" (François Hurel, Président de l'Union des Autoentrepreneurs).
-Florence Mero, Ciel.com: Il y a deux profils d'autoentrepreneurs: la personne qui lance une activité complémentaire, et celle qui crée son emploi. A celles-ci elle dit: "Vous n'allez pas suffisament voir les réseaux d'accompagnement".
Mon sentiment en conclusion: comme l'a dit un des intervenants: Nous assistons à un vrai bouillonnement sociétal en France!
jeudi 22 octobre 2009
SATISFAITS et REMBOURSES ..
Quelques premières réflexions après le colloque très réussi de la Caisse des Dépôts et Consignations ce 19 octobre et divers entretiens:
M. de ROMANET, directeur général de la CDC, nous a dit (en substance): Devant l'essor considérable de la création d'entreprises en France, il faut désormais s'attacher davantage à leur pérennité et leur développement.
Un dirigeant d'OSEO nous indiquait que, à son avis, la mise en place des PCE (Prêts à la Création d'Entreprise) avait en son temps dynamisé le mouvement de création d'activités et permis de consolider ces jeunes structures.
J'en conclus:
Nous pouvons être satisfaits devant cette explosion des créations d'activité, mais devons parallèlement rester très volontaires pour armer au mieux ces micro-créations en les équipant de financements raisonnés.
Comment "doper" le taux de 25% d'accès au crédit relevé pour les créations de micro-entreprises, notamment par des personnes précarisées, et le rapprocher des 70% constatés chez les entreprises plus importantes?
M. de ROMANET, directeur général de la CDC, nous a dit (en substance): Devant l'essor considérable de la création d'entreprises en France, il faut désormais s'attacher davantage à leur pérennité et leur développement.
Un dirigeant d'OSEO nous indiquait que, à son avis, la mise en place des PCE (Prêts à la Création d'Entreprise) avait en son temps dynamisé le mouvement de création d'activités et permis de consolider ces jeunes structures.
J'en conclus:
Nous pouvons être satisfaits devant cette explosion des créations d'activité, mais devons parallèlement rester très volontaires pour armer au mieux ces micro-créations en les équipant de financements raisonnés.
Comment "doper" le taux de 25% d'accès au crédit relevé pour les créations de micro-entreprises, notamment par des personnes précarisées, et le rapprocher des 70% constatés chez les entreprises plus importantes?
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