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mercredi 16 février 2011

EXCLUSION BANCAIRE - BANKING EXCLUSION

Ce 2 février, nous étions 200, dont un bon nombre de banquiers, à avoir répondu à l’invitation de Isabelle Laudier, responsable de l’Institut Caisse des Dépôts et Consignations pour la Recherche et de René Didi, directeur à la Fédération nationale des Caisses d’Epargne.

C’est Georges Gloukoviezoff qui présente son ouvrage « L’exclusion bancaire : Le lien social à l’épreuve de la rentabilité ».
Enfin ! voici une analyse fondamentale – valable surtout en pays développé – sur cette expression à laquelle se réfère souvent la Microfinance à l’appui de sa raison d’être : permettre l’accès au crédit pour les exclus du système bancaire.
GG estime leur nombre en France à 5 ou 6 millions, en s’appuyant sur une définition relativement extensive, mais bien argumentée.
La table ronde qui suit sa présentation va particulièrement s’attarder sur le besoin – ou non – de légiférer à cet égard.

Pour ma part, j’ai trouvé là une confirmation du comportement d’auto-exclusion que nous avions détecté dans une enquête de terrain : La situation relationnelle que doit affronter notre ami ZENO, personne pauvre voulant créer son activité, est telle qu’il se retire parfois de lui-même sur ses positions.

En revanche, je pense que, si la politique de régulation de l’activité bancaire a ses vertus, elle s’inscrit dans une logique de contrainte qui risque de se révéler insuffisante et être contournée ; il faut me semble t’il lui associer une approche plus constructive :
Il s’agit alors de réfléchir avec les banques sur leurs intérêts bien compris, à  la fois économiques et sociétaux. Leur conviction politique qu’il y va de leur avenir à moyen et long terme sera bien nécessaire pour s’attaquer à toutes les difficultés pratiques  à résoudre !

February 2nd: 200 of us, including a good number of bankers, had accepted the invitation of Isabelle Laudier, head of the Research Institute of Caisse des Dépôts et Consignation and of René Didi, Director of  Federation Nationale des Caisses d’Epargne.
George Gloukoviezoff presented his book “Banking exclusion: the social bond under pressure from profitability.”
At last, here is a fundamental analysis – especially valuable in developed countries – on that formula  often used to justify the raison d’être of Microfinance:  providing credit access to those people outside of the banking system.
GG estimates their number in France at 5 or 6 million, based on a relatively broad but strongly argumented  definition.
The roundtable presentation that followed his presentation dwelled particularly on the need – or not – to legislate in this regard.
For my part, I found a confirmation of the behavior of self-exclusion that we detected through a  recent  field survey : The relational situation facing our friend ZENO, a poor person wanting to create a business activity, is such that sometimes the simplest thing for him is to retreat to some already established position.
However, I think, if the policy of regulating banking activity has its virtues (but it is a constraint that may be proved inadequate and then bypassed), it would be appropriate to associate it with a more constructive approach:
The question is thus to discuss with banks on their best interests, both economic and social. Their political conviction that it forms part of their future in the medium and long term will be necessary to address all the practical problems.
And it has not been demonstrated to date that a reasonable economic balance is unattainable for banking institutions, especially through others organisations partnerships.


jeudi 1 juillet 2010

EMN à LONDRES (2): ET LES BANQUES? WHAT ABOUT BANKS?


Deuxième thème prégnant dans les débats de la Conférence annuelle du REM, après et avec la Finance Inclusive dont j’ai déjà parlé.

Il y a sans doute un certain consensus dans l’analyse :  "only with the banks involvement can the  development of the sector be further accelerated" (Cindy Fökerer,Entreprise and Industry Directorate General, EU Commission, No 7 EMN bi-annual magazine).
Je souscris pleinement et me suis exprimé antérieurement – avec force parait-il... – sur le sujet.

Les questionnements se portent alors sur les partenariats banques/IMFs :
-Les IMFs n’ont guère envie de se retrouver dans la position des bonnes sœurs dévouées et pionnières, progressivement sorties du monde hospitalier par la professionnalisation de celui-ci !
-Les banques ne manifestent pas un appétit évident pour une implication directe sur cet étrange marché.
-Et pourtant, beaucoup parmi les acteurs considèrent que dépasser le simple refinancement des IMFs par les banques, grâce à ces partenariats, est la voie du succès.
-Par ailleurs,certains se demandent qui supportera les coûts correspondant à l’externalisation de  tâches  plutôt bancaires vers les IMFs ou les associations, ou comment se répartiront les risques.

A mon avis, c’est le développement supplémentaire attendu de ces coopérations qui représente l’intérêt commun des parties et doit permettre de régler des clivages vite stériles. C’est également l’intérêt général, porté par les Pouvoirs Publics, que de jouer cette carte.

Chiche!



mardi 2 mars 2010

POURQUOI LES BANQUES FRANCAISES DEVRAIENT SE METTRE A LA MICROFINANCE - WHY FRENCH BANKS SHOULD BE MORE ENGAGED IN MICROFINANCE

Article que nous venons de faire paraitre dans Les Echos du 24 février:
Trois raisons économiques et stratégiques peuvent venir à l'appui d'une implication accrue des banques dans la microfinance en France: Les perspectives commerciales, au moins défensives, d'une offre de services aux personnes précarisées, l'anticipation d'une éventuelle règlementation contraignante,le renouveau dans le métier apporté par ces relations avec le "bottom of the pyramid".
Un signal positif vient d'être donné par l'accord signé entre la Fédération des Banques Françaises et le Réseau France-Active.


http://www.lesechos.fr/info/analyses/020381852227-pourquoi-les-banques-francaises-devraient-se-mettre-a-la-microfinance.htm

An article we published in french paper Les Echos on the 24th of february:
Three economic and strategic reasons for banks commitment in microfinance can be advanced: Opportunity to developp business with disavantaged persons, anticipation of future regulations, reniewing the banking job by adressing the "bottom of the pyramid".
Recent agreement between French Banks Organisation and Microfinance Network "France-Active" give a positive signal.

mercredi 25 novembre 2009

INTERVIEWS DES BANQUES FRANCAISES

Une enquête qualitative très intéressante réalisée par Epargne Sans Frontières fin 2008 par interviews des principaux réseaux bancaires français,avec le concours de l'AFD.
J'y trouve une bonne nouvelle: l'implication des banques françaises dans le financement de la microfinance internationale est grandissante,et devrait le rester malgré - ou à cause de - la crise,
ainsi qu'une une réalité encore modeste: 300 millions de dollars engagés sur un total de financements internationaux évalué à 5 milliards.

La diversité des stratégies et des outils est frappante: Elle me donne à penser - au delà du pragmatisme salutaire ainsi exprimé - que manquent les apports intellectuels propres à la recherche-action?

http://www.afd.fr/jahia/webdav/site/afd/users/admirecherche/public/Notes%26Doc/BAT%20-%20N50_microfinance.pdf

Le lien ci-dessus y donne accès.


PS: C'est une grande fierté de voir cités nos travaux.