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lundi 30 janvier 2012

UNE HISTOIRE VRAIE - A TRUE STORY


Hafida Bouanane est une jeune et dynamique grand-mère d’origine algérienne, habitant le quartier défavorisé de Bellevue à Nantes.

Une jeunesse difficile, une vie active dense, partagée entre bénévolat et postes dans la restauration ou  l’animation publique. Elle monte en 2008 avec 2 amies ce qui va vite devenir l’association RAPI : Association Rencontres, Amitié et Partages Interculturels : 37 membres aujourd’hui.

Ce sont des femmes du quartier, d’origines diverses, qui se retrouvent pour préparer des plats maghrébins et qui vont rapidement les proposer dans leur entourage, ce qui leur permet de financer leurs activités culturelles : sorties musée, hammam, voyage.

L’accueil est bon : le projet évolue vers un concept économique dans lequel certaines des femmes pourraient trouver un emploi.

Après moult batailles, et bien soutenue par son environnement municipal et associatif, RAPI se lance « en vraie grandeur économique » début 2012. Le CA prévisionnel a déjà été dépassé en 2011, et 2 ETP sont créés pour 3 personnes. Les subventions sont importantes, mais sont appelées à cesser avec le développement à venir.
 Restera à trouver un lieu adapté et central, car dans le quartier la présence de ces dames pleines d’enthousiasme ne manque pas d’échos, y compris chez les plus jeunes…



Un bel exemple !



 



Hafida Bouanane is a very dynamic young grandmother living in the disavantadged neighbourhood of Bellevue in Nantes, France..


A difficult youth, an active and dense lifestyle, shared between voluntary help and works in catering or in  public animation.


In 2008, she sets up with 2 friends what will quickly become the RAPI Association:  Intercultural Friendship and Sharing: 37 members today.


They are women of the neighbourhood, from different backgrounds, who meet to prepare international dishes for communities, allowing them to finance their cultural activities: museum outings, hammam, travels..


The welcome is quite good, so that they gradually add the study of an economic concept in which some members distant from the labour market would fit into the workforce.



After many battles, and well supported by their municipal and associative background, RAPI launches their “full-scale economic and cultural project” in early 2012. The projected turnover has already been exceeded in 2011 and 2 ETP are created for 3 people. The grants are important, but are called to stop with the future development. They  have now to find a suitable and central place, as in their neighborhood the presence of these enthousiiastic ladies is not without echos, even among younger…


A good example!

jeudi 23 septembre 2010

A NAGGING QUESTION - UNE QUESTION LANCINANTE




What about activities setting up on a part,  and microcredit on the other ?

Of course, microfinance aim is to provide the financial product so as to enable a small business setting up: Microcredit is a sine qua non requirement in many cases.

But we can have other questions:
Why are there so many new businesses built up whithout any credit, all over the world?
Would young enterprises get some more healthy future if credit provided?
Does anyone can prove poor people created activities do not need as much credit as others?

I just believe we have to work hard yet before microcredit policies phrasing.
May be any one would give his or her ideas?





QUELS SONT LES LIENS ENTRE  CREDIT ET  CREATION D’ACTIVITE ?

Bien sûr, le premier lien est celui de la condition sine qua non : C’est le fondement même de la microfinance que de rendre possibles des réalisations qui, sans crédit au départ, ne pourraient pas voir le jour.
Je situe dans le même ordre d’idées l’influence déterminante du microcrédit lorsqu’il permet à une personne d’échapper à la domination excessive de tiers : usuriers, fournisseurs, etc.

Mais on peut réfléchir à d’autres questions :
Pourquoi le taux d’accès au crédit dans les créations d’entreprises est-il aussi divers selon les régions en France ( de 25 à 54% des nombres de créations selon l’INSEE) ?
Y a-t-il un lien entre l’apport du crédit et la pérennité de l’entreprise ? entre le taux d’accès et le nombre de créations ?
Peut-on soutenir que certaines activités, fréquentes chez les créateurs pauvres ou précarisés, ont moins besoin de crédit que d’autres ?

En fait, on n’y voit pas si clair que cela, et il manque des fondements à la construction d’une politique du microcrédit professionnel.

Mais peut-être quelqu’un saurait-il éclairer le débat ?

mercredi 27 janvier 2010

MICROCREDIT, MIRACLE OU DESASTRE?



Je relis l’article de Esther Duflo dans Le Monde du 12 janvier : J’admire son engagement et sa rigueur scientifique dans les études d’impact de la microfinance, mais il me semble que l'on peut aborder la question un peu différemment:

Je distingue deux angles d'examen: L’utilité des créations d’activité d’une part, et la pertinence de leur financement d’autre part. La finance est un moyen, pas une fin (n'est-ce pas messieurs les traders?). C'est la micro-entreprise qui  concourt à la lutte contre les pauvretés. Certes, elle ne peut y suffire, mais il suffit de regarder autour de soi pour s'en convaincre! Or, elle a besoin de financements pour naitre et prospérer.

La question sur le microcrédit devient alors de savoir si, et comment, il concourt efficacement ou non à la création et au développement de micro-activités ; ses impacts sur la réussite des personnes sont  indirects, et dépendants de nombreux autres facteurs.

Ces considérations ne remettent nullement en cause la nécessité d'évaluations d'impact bien conduites comme le fait Esther Duflo, mais amènent à se poser d'aures bonnes questions sur le microcrédit:
L’accès au crédit est-il une condition sine qua non à la création d’activité ?
Y a-t-il suffisamment – ou trop – de fonds disponibles, une offre adaptée ?
L’affectation des fonds est-elle optimisée (screening) ?
etc.

En résumé: Plutôt croire à la micro-entreprise, et étudier la microfinance.


MICROCREDIT: MIRACLE OR DISASTER?
I just read the Ms Esther Duflo’s article posted in “ Le Monde” January 12. I admire her commitment and scientific rigor in impact studies of microfinance but I suggest we should approach the question a bit differently.
 There are two angles: the value of activity creations on one hand, and the adequacy of their funding on the other. Finance is a mean, not end (don’t you gentlemen traders?). Micro-entreprise development is what can contribute to the fight against poverty. It won’t be sufficient of course, but just have a look around and you will be convinced! The point is that she needs finance to be born and prosperous.
So, the question about microcredit becomes whether and how it contributes to micro-activities creation and development; its impacts on the success of people are indirect and dependent on many factors.
These considerations don’t question the need for impact assessments as conducted by Esther Duflo but lead to ask other questions about microcredit:
-         Is access to microcredit a sine qua non prerequisite for business creations?
-         Are there enough – or too much – available funds,  suitable offers?
-         Is the allocation of funds well optimized (screening?)
       etc…
In summary: rather believe in entrepreneurship, and examine the microfinance role.