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jeudi 8 décembre 2011

SAVING OR BORROWING ? EPARGNE OU CREDIT ?

There is a very interesting paper - among others  submitted to the 4th International Seminar for Research in Microfinance - which was presented by Kumar Aniket from Cambridge University under the title : « Beyond Microcredit : Giving the poor a Way to Save their Way out of Poverty ».

It shows that an MFI which offers saving products as well as microcredit is better able to grow, especially among the poorest.
A good example is the preliminary saving effort of a person who wishes to borrow and is not yet able to do it.

Applied to the practice of MFIs, the assumption is easily verifiable, and even more, because it reduces the risks of asymmetric information and moral hazard, in a balanced and sustainable relationship.

The paper does not bring up the regulation limits imposed  to many institutions, on behalf of investors protection:
Should be nice to go on  and have the regulators know the paper?

Jean-François Moulin.


 
C’est un papier très intéressant –parmi d’autres soumis au 4ème Séminaire International de Recherche en Microfinance – que nous a présenté Kumar ANIKET, de l’Université de Cambridge,
Sous le titre : « Beyond Microcredit : Giving the Poor a Way to Save their Way out of Poverty »

Il parvient à démontrer que une IMF offrant tant des produits d’épargne que du microcrédit est la mieux à même de se développer, notamment auprès des plus pauvres.
Un bon exemple est celui du parcours préalable d’épargne accompli par une personne qui souhaite emprunter un jour et n’en n’est pas encore capable.

Appliquée à la pratique des IMFs, l’hypothèse est aisément vérifiable, et même au-delà, car elle contrebalance les risques d’asymétrie d’information et de hasard moral, au sein d’une relation équilibrée et durable.

Le papier n’évoque pas les limites imposées par la réglementation à beaucoup d’Institutions , au nom de la protection des épargnants :
 Peut-être un travail à poursuivre, et faire connaître aux Régulateurs ?

Jean-François Moulin.

mardi 30 décembre 2008

MIEUX COMPRENDRE

Parc Louango - Burkina Faso

Mieux comprendre les raisons de l'écart considérable en France entre la demande potentielle et l'activité constatée*: Notre Chaire a fait réaliser une enquête qualitative sur les freins et leviers au développement de la micro-activité et du microcrédit dans un quartier défévorisé à Nantes.
L'échantillon était modeste, mais la convergence de certaines opinions me semble permettre quelques conclusions hiérarchisant les facteurs.

Le paysage ainsi esquissé s'avère plutôt sombre:

Beaucoup de personnes auraient certes envie de créer leur propre activité, elles ont une bonne opinion des créateurs, mais elles s'expriment sur un mode plus proche du rêve que du projet.
En tout état de cause, elles reculent devant les obstacles, parmi lesquels le premier réside dans l'impossibilité de "savoir à qui s'adresser" malgré - ou à cause de ? - la profusion d'organismes sensés les appuyer.


En outre, elles répugnent à s'engager, avec leur famille, dans les responsabilités d'un emprunt à terme: Le crédit est davantage perçu comme un élément dangereux que comme facteur de consolidation du projet.

Le microcrédit reste pratiquement inconnu. Une fois expliqué, il recueuille toutefois un certain coefficient de sympathie.

Une restitution plus complète des résultats de l'enquête est disponible sur le site http://www.microfinance.audencia.com/ .



Pour ma part, j'en retire le sentiment qu'il conviendrait de s'appuyer davantage sur les sensibilités et les aspirations des personnes susceptibles d'être concernées par la création de leur propre activité.
"Plus la piste est longue, plus compte le premier pas" (proverbe Burkinabe).



*: à consulter: Très bonne étude de l'ADIE sur la demande potentielle en France:
http://www.adie.org/presse/etudesdispo.php